Un site vitrine coûte en médiane 3 500 € chez une agence, autour de 1 500 € chez un freelance, et entre 29 et 300 € par mois en abonnement.

Voilà. Vous avez la réponse, elle est en haut de page, et vous n'avez pas eu besoin de remplir un formulaire pour l'obtenir.

Maintenant on peut parler de ce qui compte vraiment, parce que ces chiffres ne vous diront pas si vous payez le bon prix. Ils vous diront juste si vous payez le prix habituel, ce qui n'est pas du tout la même chose.

Les quatre façons d'avoir un site, et ce qu'elles coûtent

Le faire vous-même

Autour de 16 € par mois, jusqu'à 30 € selon la formule. Plus votre temps.

Wix, Squarespace, WordPress avec un modèle tout fait. Techniquement, vous pouvez avoir un site en ligne en un week-end.

Ce que ça coûte vraiment, c'est le week-end en question, puis les suivants. Et la question qui revient tous les six mois : qui met à jour les photos, les tarifs, les nouvelles prestations ? Dans la pratique, le site reste figé sur sa version du premier jour. On en voit beaucoup qui affichent encore des horaires d'il y a trois ans.

Un freelance

Entre 500 et 8 000 €, le plus souvent autour de 1 500 €, une fois.

L'écart est énorme, et il s'explique : derrière le mot freelance, il y a aussi bien l'étudiant qui monte un modèle en trois jours que le développeur de quinze ans d'expérience qui conçoit votre arborescence.

Le rapport qualité-prix est souvent le meilleur du marché, et le contact est direct. Les deux points de vigilance sont les mêmes depuis toujours. La disponibilité d'abord : un freelance qui décroche un gros client ou change de métier, et votre site n'a plus personne derrière. La maintenance ensuite, rarement incluse, et au bout d'un an vous ne savez plus à qui demander de changer une ligne.

Une agence, au forfait

Médiane à 3 500 €. L'essentiel du marché se situe entre 2 000 et 8 000 €.

Ce chiffre vient du baromètre de La Fabrique du Net, construit sur 380 projets de sites vitrine déclarés par 175 agences, avec des données arrêtées à l'été 2026. C'est, à notre connaissance, la source publique la plus solide sur le sujet : elle repose sur des budgets réellement engagés et elle publie sa méthode.

Dans le détail : comptez 2 500 à 4 000 € pour un site d'indépendant ou de petite structure, 5 000 à 8 000 € pour un site de PME soigné.

Le piège du forfait est structurel, et il n'a rien à voir avec l'honnêteté de l'agence. Le projet se termine le jour de la livraison. Ce qui veut dire que l'agence est payée pour livrer un site, pas pour qu'il vous ramène des clients. Six mois plus tard, quand vous voulez savoir pourquoi personne ne vous appelle depuis le formulaire, il n'y a plus de contrat qui couvre cette conversation.

L'abonnement

Entre 29 et 300 € par mois, et c'est là que les comparaisons deviennent trompeuses.

Les offres d'entrée de gamme, autour de 29 à 49 € par mois, couvrent un site vitrine de trois à cinq pages. Au-delà de 150 €, on sort du site seul : l'abonnement comprend généralement des outils en plus.

Vous ne payez pas le site, vous payez un service : le site, l'hébergement, la maintenance, les mises à jour, et selon les offres un ensemble d'outils en plus. L'intérêt du modèle, c'est que le prestataire reste payé tant que vous restez, donc il a intérêt à ce que ça marche.

Trois points méritent une attention particulière avant de signer un abonnement, et ils sont dans la liste de questions plus bas.

  • Soi-même

    Prix
    16 à 30 €/mois
    Qui s'occupe du site après
    Vous
    Engagement
    Aucun
  • Freelance

    Prix
    500 à 8 000 € une fois
    Qui s'occupe du site après
    À négocier séparément
    Engagement
    Aucun
  • Agence au forfait

    Prix
    2 000 à 8 000 € une fois
    Qui s'occupe du site après
    Contrat de maintenance en supplément
    Engagement
    Aucun
  • Abonnement

    Prix
    29 à 300 €/mois
    Qui s'occupe du site après
    Le prestataire, tant que vous payez
    Engagement
    De zéro à 48 mois selon l'offre

Ce que le devis ne dit jamais

Prenez n'importe quel devis de site à 4 000 €. Voici ce qui n'y figure presque jamais, et qui tombe pourtant sur vous après.

L'hébergement et le nom de domaine. Entre 35 et 130 € par an. Ce n'est pas énorme, mais c'est récurrent, et c'est à vous.

La maintenance. C'est le poste le plus sous-estimé. Les contrats vont de 60 € HT par mois pour l'essentiel, mises à jour mensuelles et sauvegardes hebdomadaires, à 400 € HT par mois pour un service avec intervention en quelques heures. Si vous ne prenez pas de contrat, votre site WordPress non mis à jour pendant un an devient une porte d'entrée pour les attaques : les extensions évoluent, les failles s'accumulent.

Mettez ces deux lignes bout à bout. Un site facturé 4 000 €, avec un contrat de maintenance d'entrée de gamme à 60 € HT par mois et 80 € d'hébergement à l'année, revient à 4 800 € la première année, puis à 800 € par an. Ce n'est pas le chiffre que vous aviez en tête en signant le devis.

  • Le site, facturé4 000 €
  • La maintenance, 60 € HT par mois720 €
  • L'hébergement et le nom de domaine80 €
  • Ce que vous payez la première année4 800 €

Puis 800 € par an, tous les ans.

Les modifications. Vous ajoutez un service, vous changez de zone d'intervention, vous voulez mettre une photo du dernier chantier. Chaque demande est un devis, et personne ne vous l'avait annoncé.

Le référencement. « Optimisé SEO » sur un devis, ça veut souvent dire que les balises de titre sont remplies. Ça ne veut pas dire que vous apparaîtrez quand quelqu'un cherche votre métier dans votre ville.

Et surtout : ce qui se passe après. Un site, ce n'est pas un objet qu'on installe. Le jour de la livraison, vous ne savez pas encore si ça marche. Vous le saurez dans trois mois, et c'est précisément à ce moment-là que la plupart des contrats au forfait sont terminés.

Pourquoi le prix n'est pas la bonne question

Un site à 8 000 € qui ne génère aucune demande n'a pas un coût par demande élevé. Il n'en a pas du tout, parce qu'il n'y a rien à diviser. C'est de l'argent dépensé, point.

Ça paraît évident écrit comme ça. Pourtant, la quasi-totalité des comparaisons de devis se fait sur le montant et sur le nombre de pages. Jamais sur ce que le site est censé produire.

Pour une entreprise qui vend sur devis, un site a une seule mission : transformer une visite en demande. Pas être joli. Pas gagner un prix de design. Transformer une visite en demande, et faire en sorte que cette demande ne se perde pas ensuite.

C'est ce deuxième point que presque personne ne traite. Vous pouvez avoir le plus beau site de votre département : si un visiteur vous appelle pendant que vous êtes sur un chantier et que personne ne décroche, il appelle le suivant. Si quelqu'un remplit votre formulaire à 22h et que vous le voyez trois jours plus tard, il a déjà signé ailleurs. Le site n'y est pour rien, et pourtant la demande est perdue.

Un site qui ne ramène rien, ce n'est pas forcément un mauvais site. C'est souvent un bon site tout seul, sans rien derrière.

Les six questions à poser avant de signer

Quelle que soit la formule, posez ces six questions. Les réponses vous en diront plus que le montant.

  1. Qui est propriétaire du site si on arrête ?

    C'est la question la plus importante en abonnement, et la plus souvent esquivée. Le nom de domaine doit être enregistré à votre nom, ce point n'est pas négociable. Pour le reste, faites préciser par écrit ce que vous récupérez : les contenus, les photos, et si oui ou non le site lui-même reste en ligne. Les trois cas existent sur le marché : certains prestataires vous laissent repartir avec, d'autres le désactivent, d'autres proposent un rachat.

  2. Quelle est la durée d'engagement, et quelles sont les pénalités ?

    Douze mois se défend. Au-delà de vingt-quatre, demandez-vous pourquoi. Un prestataire sûr de son travail n'a pas besoin de vous enfermer quatre ans.

  3. Qui héberge, qui met à jour, et combien ça coûte ?

    Si ce n'est pas inclus, demandez le montant annuel avant de comparer les devis.

  4. Combien de modifications sont incluses, et à quel rythme ?

    « On s'arrange » n'est pas une réponse. Un chiffre en est une.

  5. Comment saurai-je si ça marche ?

    S'il n'y a pas de mesure des demandes reçues, vous jugerez votre site à l'impression que vous en avez. C'est le meilleur moyen de garder ce qui ne sert à rien et de couper ce qui fonctionnait.

  6. Que se passe-t-il pour les demandes qui arrivent quand je ne suis pas disponible ?

    Si la réponse est « elles attendent dans votre boîte mail », vous savez déjà ce qui va se passer.

Et chez MeleM

Notre offre Site & Système IA est à 297 € par mois, sans engagement, mise en place offerte.

Si vous comparez ce chiffre aux 29 à 79 € par mois d'un abonnement de site vitrine, nous sommes évidemment plus chers. C'est normal : ce n'est pas la même chose. Un abonnement à 49 € vous donne un site. Le nôtre comprend le site jusqu'à vingt pages, l'hébergement, la sécurité et les mises à jour, mais aussi un chatbot qui répond aux visiteurs 24h/24, un SMS automatique après chaque appel manqué, les relances de devis, la collecte d'avis Google, un CRM et une application mobile.

Le calcul est simple à faire vous-même. Notre abonnement représente 3 564 € sur une année. Si votre devis moyen dépasse ce montant, il suffit que le système rattrape un seul chantier dans l'année pour que l'abonnement soit remboursé. S'il est très en dessous, faites le calcul avant de signer : c'est exactement ce qu'on vous dira pendant la démo.

Ce n'est pas la bonne offre pour tout le monde. Si vous avez besoin d'un site très spécifique, avec de la vente en ligne, un configurateur ou des fonctionnalités métier, un développeur dédié fera mieux que nous. Si votre activité ne passe pas par des demandes de devis, la moitié de ce que nous installons ne vous servira à rien. Et si vous cherchez simplement une vitrine à moindre coût, un abonnement d'entrée de gamme à 49 € par mois répondra mieux à votre besoin que nous. Pour voir le détail de ce qui est inclus, tout est sur la page Site & Système IA ; si votre sujet est plutôt d'amener plus de monde sur ce site, c'est du côté de la gestion de campagnes Google Ads qu'il faut regarder.

Questions fréquentes

Combien coûte un site internet pour une PME ?

Un site vitrine coûte en médiane 3 500 € chez une agence, l'essentiel du marché se situant entre 2 000 et 8 000 €. Chez un freelance, comptez autour de 1 500 €, avec des écarts de 500 à 8 000 €. En abonnement, les offres vont de 29 à 300 € par mois selon ce qu'elles incluent. Chez MeleM, le site et les automatisations sont à 297 € par mois, sans engagement et avec la mise en place offerte.

Vaut-il mieux payer son site en une fois ou en abonnement ?

Le forfait convient si vous avez un besoin précis et quelqu'un pour faire vivre le site ensuite. L'abonnement convient si vous voulez que quelqu'un reste responsable du résultat dans la durée. Pour comparer honnêtement, ajoutez au prix du forfait la maintenance, entre 60 et 400 € HT par mois, et l'hébergement, entre 35 et 130 € par an. Un site à 4 000 € avec une maintenance d'entrée de gamme revient à près de 5 000 € la première année.

Qui est propriétaire du site dans une formule en abonnement ?

Ça dépend du prestataire, et c'est la question à poser avant de signer. Le nom de domaine doit toujours être enregistré à votre nom. Vos contenus et vos photos vous appartiennent. Le site lui-même, en revanche, peut ne pas rester en ligne si vous arrêtez : certains prestataires le transfèrent, d'autres le désactivent, d'autres proposent un rachat. Exigez une réponse écrite avant de signer.

Combien coûte la maintenance d'un site internet ?

Entre 60 € HT par mois pour un contrat d'entrée de gamme, avec mises à jour mensuelles et sauvegardes hebdomadaires, et 400 € HT par mois pour un service avec intervention en quelques heures. Dans une formule en abonnement, elle est généralement comprise dans le prix. Au forfait, elle est presque toujours en supplément.

Quelle durée d'engagement est normale pour un site en abonnement ?

Douze mois est courant et se justifie, le temps que le référencement produise ses effets. Certains contrats du marché vont jusqu'à 48 mois, avec des pénalités de résiliation élevées. Vérifiez cette clause avant toutes les autres. Chez MeleM, l'abonnement est sans engagement et s'arrête à la fin du mois en cours.

En combien de temps un site est-il en ligne ?

Comptez quelques semaines à quelques mois selon la complexité et la vitesse à laquelle vous fournissez vos contenus. C'est presque toujours l'attente des textes et des photos qui allonge le délai, pas la construction. Chez MeleM, le site et le système sont en ligne en 10 jours ouvrés après réception des contenus.

Sources

Sources des chiffres cités, consultées le 13 octobre 2026. Les prix du marché varient selon la région, la complexité du projet et le prestataire. Ces baromètres sont publiés par des acteurs du secteur et doivent être lus comme des ordres de grandeur.